Test de Overthrown en version 1.0 : Un City Builder Ultra-Chill mais qui prend pas
Depuis son lancement en accès anticipé le 5 décembre 2024, le jeu Overthrown intriguait les amateurs de jeux de gestion. Sorti officiellement dans sa version 1.0 le 18 mars 2026, il promettait de révolutionner le genre du city builder avec une approche à la 3ème personne et une mécanique de “lancer” originale.
Mais après avoir passé de nombreuses heures manette en main, je dois vous faire une confession : mon expérience a été… mitigée. Si vous hésitez à l’ajouter à votre panier, prenez 3 minutes pour lire cet avis. Je vous explique exactement à quoi ressemble le quotidien sur le jeu, sans jargon technique !
Qu’est-ce que Overthrown exactement ?
Pour faire simple, Overthrown est un city builder 3D où vous contrôlez physiquement votre personnage à la troisième personne. Au lieu d’être un “Dieu” qui clique depuis le ciel, vous êtes sur le terrain. Vous soulevez des bâtiments, vous jetez des arbres, et vous essayez de bâtir un royaume prospère à la force de vos bras. Sur le papier, ça à l’air sympa, mais dans la pratique, c’est autre chose.
Mon avis honnête : je n’ai pas totalement accroché
Je ne vais pas vous mentir, je n’ai pas eu le coup de cœur espéré. Voici ce qui m’a bloqué dans mon aventure.
Un sentiment de solitude et d’abandon
Le plus gros défaut d’Overthrown, c’est sa façon de vous lâcher dans la nature. Vous êtes littéralement projeté dans cet univers avec très peu d’indications.
Vous avez bien droit à une petite quête de départ qui fait office de mini-tuto (grosso modo : “voici comment poser un bâtiment”), et juste après… le grand vide. Le jeu vous demande soudainement d’atteindre 50 citoyens et de réaliser 35 recherches.
Le problème ? Il n’y a aucune mission intermédiaire pour vous donner un cap. On passe d’un objectif de 5 minutes à une quête de plusieurs heures, sans savoir par quel bout commencer.

Une boucle de gameplay beaucoup trop longue
Pour atteindre ces fameuses recherches, préparez-vous à farmer. Beaucoup. C’est long, voire même trop long. On se retrouve livré à nous-mêmes, à courir à droite et à gauche en permanence pour ramasser du bois, des cailloux, des herbes ou de la nourriture
Pour pouvoir débloquer certaines recherches, vous allez devoir collecter un nombre de ressources précis, mais à part un pictogramme qui nous montre à peut prêt ce que c’est, on en sait pas plus.
Et les citoyens dans tout ça ? Ils sont censés nous aider, mais ils sont peu nombreux et surtout… incroyablement lents. On finit souvent par faire le travail soi-même par dépit.
L’illusion du danger : où est l’objectif ?
C’est le point le plus curieux de mon test. Le jeu passe son temps à vous envoyer des alertes : “Il n’y a pas assez de ressources !”. Au début, on panique. On court chercher à manger. Et puis on se rend compte d’une chose : ce n’est pas pénalisant.
Vos citoyens ne vont pas se rebeller, votre partie ne va pas s’arrêter. Face à ce manque de conséquences, on finit rapidement par se demander : “Quel est mon véritable but ici ?”
On nous parle de brigands, qui peuvent attaquer votre cité. Je n’en ai vu aucuns.
Les vrais points forts : Un monde coloré et zéro stress
Ne soyons pas totalement négatifs ! Overthrown a de vraies qualités, à commencer par sa direction artistique.
Visuellement, le jeu est vraiment joli. Imaginez un style à la Minecraft, mais en beaucoup moins cubique, avec des rondeurs et des couleurs éclatantes. C’est un régal pour les yeux et l’ambiance globale est extrêmement positive.
L’absence de punition (le fait qu’on ne puisse pas vraiment perdre) en fait un jeu “chill”. C’est le genre de titre qu’on lance pour se vider la tête après une longue journée de travail.
À qui s’adresse vraiment Overthrown ?
Après ce test de la version 1.0, le public cible d’Overthrown me paraît très clair :
- Pour les enfants et les jeunes ados : C’est une excellente porte d’entrée pour découvrir les jeux de gestion. C’est beau, c’est intuitif dans les contrôles, et surtout, il n’y a aucune frustration liée à l’échec.
- Pour le jeu “Double-écran” : C’est le jeu parfait à lancer tout en regardant une série Netflix ou la télé du coin de l’œil. On y joue 15 à 20 minutes par session, on avance un peu sa ville, et on passe à autre chose. Zéro prise de tête.
Verdict Final : Faut-il l’acheter ?
En bref, si vous cherchez du défi, de la stratégie complexe ou de l’optimisation millimétrée, passez votre chemin, vous allez vous ennuyer.
En revanche, si vous cherchez une petite bulle de détente, un city builder à la 3ème personne ultra-chill pour jouer sans stresser ou pour initier vos enfants au genre, Overthrown remplira parfaitement ce rôle !



Laisser un commentaire