Je prends un Madden quasiment tous les ans, donc autant le dire tout de suite : j’étais content de remettre les mains dessus. Et le timing tombe bien, la saison régulière a repris depuis quelques semaines, donc l’envie de foot US est déjà bien installée quand je lance le jeu.
Je suis fan des Giants et des Rams. Côté New York, j’ai souffert pendant plusieurs années, on va pas se mentir. Mais pour la première fois depuis longtemps, j’ai bon espoir : Jaxson Dart a montré de vraies choses pour sa première saison, Cam Skattebo revient de sa blessure à la cheville, et avec John Harbaugh sur le banc il y a enfin quelque chose à suivre. Bref. Revenons-en au jeu.
Le mode Superstar de Madden 27 : pas mal d’annonces, peu de changements
Cette année, j’ai décidé de concentrer mon test sur le mode Superstar, parce que c’est là que j’ai passé la quasi-totalité de mon temps de jeu c’est à dire au moins 20 heures sur Xbox Series X.
D’un point de vue global, il n’y a pas grand-chose de neuf. EA a beau avoir annoncé une progression repensée, cinq arbres de compétences et une sphère d’influence élargie, le fonctionnement du mode reste pour moi identiques à ceux des dernières années : on crée son joueur, on enchaîne les défis du coach, on grimpe dans la hiérarchie de l’effectif, on débloque des bonus. Que l’on préfère l’attaque ou la défense, on retrouve les postes stratégiques habituels sur lesquels se positionner.
De mon côté, j’ai testé trois postes offensifs, les plus populaires : quarterback, half back et wide receiver. Je n’ai pas touché aux postes défensifs, donc je ne me prononcerai pas dessus.
Quarterback : le poste qui m’a donné envie de balancer la manette
C’est le rôle sur lequel j’ai pris le moins de plaisir et de loin.
Les modifications de gameplay apportées cette année ont rendu le poste incroyablement dur, même en difficulté Pro qui reste globalement simple quand on est habitué de la série. Les coéquipiers sont en permanence couverts de trop près, ce qui fait que le défenseur adverse intercepte beaucoup trop souvent. Ajoutez une ligne offensive moins étanche qu’une passoire et vous passez vos matchs à subir.
Résultat, trois saisons et je n’ai jamais réussi à passer QB1. C’est devenu quasi impossible de valider correctement les défis du coach quand vos coéquipiers IA ne gagnent aucun duel. Et sans défis validés, pas de progression dans la sphère d’influence, donc pas de place de titulaire.
Ce n’est visiblement pas un ressenti isolé : les forums EA sont remplis de retours sur la pression défensive excessive et sur les interceptions en couverture individuelle depuis la sortie, avec des scores de sacks et d’interceptions complètement aberrant en Superstar.
Bref, un poste frustrant, sur lequel la manette a souvent failli finir dans le mur.
Half back : le poste le plus gratifiant de Madden NFL 27
À l’inverse, le half back est celui où j’ai pris le plus de plaisir, et celui où on évolue le plus vite.
En une seule saison, j’ai terminé titulaire. Les défis du coach sont bien plus facilement réalisables, on franchit donc les paliers de la sphère d’influence sans s’arracher les cheveux, y compris la relation avec son propre quarterback, ce qui débloque des bonus de gameplay très concrets sur le terrain.
C’est simple, là où le QB m’a demandé trois saisons pour ne rien obtenir, le half back m’a donné plus de satisfaction en quinze matchs. Si vous découvrez le mode Superstar cette année, c’est clairement par là qu’il faut commencer.
Wide receiver : des nouveautés de gameplay, mais une prise en main plus douce
Même constat côté wide receiver. Le poste bénéficie lui aussi de nouveautés de gameplay, notamment sur les timings, mais elles sont nettement plus faciles à assimiler. On comprend vite ce que le jeu attend de nous, et la courbe d’apprentissage reste raisonnable.
C’est un bon compromis : on profite des nouveautés de Madden 27 sans se prendre la frustration du quarterback en pleine face.
Un mode qui sent quand même le scénario écrit d’avance
Il y a un point sur lequel il faut être honnête : le jeu est un peu beaucoup scripté.
L’exemple le plus parlant, c’est ma carrière de half back chez les Jacksonville Jaguars. Ce n’est pas non plus la pire équipe de la ligue, et pourtant, tant que je n’étais pas titulaire, l’équipe n’arrêtait pas de perdre : une seule victoire jusqu’aux deux derniers matchs de la saison. Le jour où je passe titulaire, comme par magie, on gagne, et les défenses adverses semblent d’un coup beaucoup plus simples à manœuvrer.
Ce n’est pas une impression fugace sur une action, c’est un basculement net de toute une équipe au moment précis où le mode avait besoin que ça bascule. Ça casse un peu l’illusion de carrière.
Verdict
Madden NFL 27 apporte son lot de nouveautés côté gameplay, mais le mode Superstar en lui-même ne change quasiment rien à sa formule. Si vous attendiez une vraie refonte de la carrière, passez votre chemin, vous retrouverez la même boucle que les années précédentes avec une couche de vernis.
En revanche, pour ces nouveautés de gameplay, c’est une édition qui vaut le coup si vous avez envie de dompter un jeu qui peut se révéler très exigeant, voire carrément frustrant en quarterback. Prenez un half back ou un wide receiver pour votre première carrière, gardez le QB pour quand vous aurez envie de souffrir.
Ce que j’ai aimé
- Le half back : progression rapide, défis atteignables, vrai plaisir de jeu
- Le wide receiver, accessible malgré les nouveautés de timing
- Les bonus liés à la relation avec les coéquipiers, qui se ressentent sur le terrain
Ce qui m’a gêné
- Le quarterback, injouable sereinement : couverture trop serrée, interceptions à répétition, ligne offensive fantomatique
- Des défis du coach irréalisables au poste de QB, donc une progression bloquée
- Un mode Superstar qui n’évolue pas vraiment d’une année sur l’autre
- Un scénario trop visible, qui fait gagner ou perdre l’équipe selon le moment de votre carrière
