Quand Star Wars Galactic Racer a été annoncé, j’étais tellement hypé. J’adorais le jeu Star Wars Racer, qui prenait la course de la Boonta sur Tatooine dans Star Wars : La Menace Fantome. Quelques minutes du film qu’on transforme en un jeu et on a l’une de mes madeleines de proust.
Bien qu’on n’y retrouve pas les mêmes sensations, on a ici un bon jeu, mais pas exempt de tout reproche.
Star Wars Galactic Racer inclus avec Prime sur Amazon Luna
J’y ai joué sur PC, via Amazon Luna. Luna est le service de cloud gaming d’Amazon : le jeu tourne sur leurs serveurs et s’affiche en streaming, sans console ni téléchargement. Si vous êtes abonné à Amazon Prime, Star Wars Galactic Racer est disponible, en version complète pour tout le solo (campagne, scénarios et défis), sans rien payer de plus. Pour jouer à Star Wars Galactic Racer sur PC pour l’essayer, je ne vois pas plus simple.
Un championnat relancé après la chute de l’Empire
Le jeu pose quand même un contexte. L’Empire est tombé. Un riche homme d’affaires décide de faire renaître le championnat galactique, qui avait disparu pendant le règne impérial. Beaucoup d’anciens partisans de l’Empire s’y inscrivent, parce qu’une saison de courses vaut mieux que la prison ou des travaux d’intérêt général. Sur la grille, on croise donc d’anciens pilotes de TIE Fighter, de riches nostalgiques du régime et Kestar Bool, le rival de Shade, le héros que l’on incarne.
On ne va pas se le cacher, le scénario tient sur une fiche bristol. Il donne malgré tout une raison à toutes ces courses d’exister et nous emmène sur des planètes que la nouvelle trilogie a rendues familières, comme Jakku.
Le mode Campagne, un die and retry qui se révèle
La campagne commence par un choix de branche, et ce choix compte, car les épreuves qui suivent ne seront pas les mêmes. Selon le chemin, vous tombez sur des courses à élimination, des contre-la-montre ou de simples rencontres avec des personnages de l’univers. Le but est d’aller au bout des courses de quatre planètes pour se qualifier au championnat galactique.
Si vous êtes éliminé, la partie s’arrête. On comprend pourtant vite que la campagne est pensée comme un die and retry. Chaque élimination rapporte des points et des crédits, qui servent à repartir avec d’autres véhicules, comme la moto jet ou un gros engin façon podracer. Chacun a sa conduite. Le speeder du début fait figure d’équilibre, la moto jet mise sur l’accélération et la maniabilité, le gros engin va plus vite mais se pilote nettement moins facilement. Vous pouvez aussi améliorer votre véhicule de départ, ce qui rend les courses plus abordables pour atteindre la fin du championnat. J’ai trouvé cette boucle très réussie.
Gros point noir en revanche : les personnalisations de véhicules coûtent beaucoup trop cher, et la campagne seule ne rapporte pas assez de crédits pour se les offrir.
Le mode Scénario, pour piloter avec d’autres héros
Ici, l’objectif est de finir premier d’une série de courses sur une planète, avec un véhicule, un pilote et des bonus imposés. Il n’y a pas grand-chose de plus à en dire. J’aime surtout pouvoir y prendre le volant avec d’autres personnages et profiter de bonus que je n’aurais peut-être jamais obtenus dans la campagne.
Le mode Défi et le clin d’œil à la Boonta
Troisième mode, le Défi propose des chronos sur tous les circuits, avec une médaille d’or à décrocher à chaque fois. Les complétionnistes vont y passer des heures. Une épreuve m’a fait un effet particulier. Elle reprend la course de la Boonta, avec Sebulba aux commandes de son podracer et le HUD de Star Wars Racer à l’écran. Pour un fan du jeu d’origine, c’est une très jolie attention.
Un pilotage plus classique que celui de Star Wars Racer
Côté conduite, on est loin du jeu de l’époque. Dans Star Wars Racer, les moteurs placés à l’avant et en hauteur donnaient au podracer une vraie inertie, un mélange d’appui et de glisse qu’il fallait apprendre à doser. Dans Galactic Racer, les véhicules se comportent davantage comme dans un jeu de course standard, en virage comme en dérapage. La sensation de vitesse n’a rien d’incroyable non plus, et l’on a largement le temps de voir arriver les obstacles.
Cela n’empêche pas le jeu d’être très plaisant. Les premières courses dans les casses de Jakku donnent le ton, et je me suis surpris à sourire tout seul devant mon écran. Au fond, c’est tout ce que j’attends d’un jeu.
Des graphismes soignés, que le cloud gaming dégrade un peu
Le jeu est plutôt beau. Sur Luna, il perd sans doute un peu en qualité d’image, puisque tout passe par le streaming et que le rendu dépend de votre connexion. Si vous comptez y jouer longtemps, une version installée sur PC ou sur console devrait offrir une image plus nette. Côté accueil, la presse l’a très bien reçu, avec une note de 88 sur Metacritic pour Star Wars Galactic Racer sur PS5. Les joueurs Steam sont un peu moins enthousiastes, avec 78% d’avis positifs.
Le multijoueur existe, mais pas avec Prime
Le jeu propose bien des courses en ligne, jusqu’à 12 pilotes (8 en podracer), avec le crossplay entre PC, Xbox et PS5. Il n’y a pas d’écran partagé. Ce multijoueur n’est pas compris dans l’offre Prime sur Luna, et Star Wars Galactic Racer n’est pas non plus proposé dans le Game Pass. Pour jouer en ligne, il faut donc l’acheter.
J’adore ce jeu et j’y fais quelques courses de temps en temps. Ce que j’attends maintenant, c’est de passer au jeu en ligne pour me mesurer aux meilleurs pilotes de la Terre, dans une galaxie très, très proche.
